30 novembre 2007
damned !
Coton de Tuléar : le mot est lâché !
On se dit : tiens ! C’est quoi comme tissu, ça ? Je pourrais en faire des rideaux ? Ou un dessus de canapé ?
Perdu : je viens d’apprendre que c’est une race de chien… du genre caniche à mémère, vous savez, ces chiens de compagnie pour vieux qui n’ont plus d’enfant à proximité pour les embêter le dimanche. Le genre de roquet d’appart qui adore aboyer pour le plaisir d’entendre le son de sa voix…
Et le pire, vous m’entendez, le pire, c’est que mon fils vient d’en prendre un !
A 24 ans, comme petit chien à son pépère, il a bien choisi, je trouve, non ?
20:39 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : coton de tuléar, chien de compagnie
29 novembre 2007
Usure du temps
Mes vieux os rouspètent, mon vieux dos roumègue, mes vieilles articulations râlent.
C’est curieux comme cette expression en avoir plein le dos s’avère souvent si juste, au premier degré : c’est quand on en a ras le bol qu’on se fait mal au dos…
Depuis hier, j’ai le dos cassé : le moindre mouvement me porte peine, la moindre torsion m’arrache des ah !! Bien sûr, je sais que le dos est une petit bête fragile ! Mais j’essaie de l’oublier, et alors j’en fais trop, et puis ça me retombe dessus !
Bien fait pour toi, ma vieille, t’as oublié que t’avais plus vingt ans ! Retourne te reposer, va, t’as que ça à faire pour que ça passe…
Encore que, selon certains toubibs, il faut au contraire bouger et s’activer quand on a mal au dos… Bon, ben je fini mon café, je m’en vas réfléchir à la meilleure tactique à adopter, et je vous rappelle, ok ?
08:30 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
26 novembre 2007
sans domicile
Petite pensée émue pour tous ceux qui dorment dehors en ce moment : le vent devenu fou augmente considérablement la sensation de froid, et ne pas avoir d’abri est encore plus dur que d’habitude.
Je me souviens d’un hiver particulièrement froid, à Strasbourg, où un gérant de supérette avait donné accès au sas de l’entrée de son magasin à ceux qui voulaient se mettre un peu à l’abri. C’était pas grand-chose, mais ils avaient un radiateur auquel s’adosser, et parfois le sourire d’un client du magasin.
Je me rappelle également ce type imbibé qui, une nuit que j’emmenai une copine blessée à la main aux urgences de l’hôpital, se retrouve dehors à trois km du centre ville où il avait été ramassé, sans un sou en poche pour prendre le bus. Soigné, le personnel des urgences l’avait renvoyé «chez lui» !
Avec ma copine, sur le chemin du retour, on le dépose à la station essence où il avait ses habitudes, et je lui demande si je peux lui acheter quelque chose à l’épicerie de la station : il me regarde avec l’œil brillant, et me dit : de l’alcool, ça réchauffe… Je lui demande s’il préfère pas un sandwich… Tu parles, qu’il me répond, ça fait longtemps que je mange plus, j’ai plus faim, j’ai l’estomac rétréci. Par contre, un peu d’alcool, ça réchauffe, ou du moins ça donne l’impression de se réchauffer…Je lui ai pris une fiasque de Négrita, je m’en souviens, c’est le truc le plus petit que j’ai trouvé. Il a filé sans demander son reste.
Je l’ai croisé plusieurs fois aux abords de la station essence, à chaque fois il me faisait un petit signe, comme une vieille connaissance qu’on salue quand on se croise…
20:00 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sdf, vent, froid, abri
flémingite aïgue
Y’a des jours, comme ça, où on est tellement fatigué physiquement, que ça influe sur le moral. Impossible d’entreprendre quoi que ce soit en dehors du train train quotidien.
Alors je surfe sur des sites de blogs. C’est parfois terrifiant. Une misère humaine insondable, des journaux intimes qui dénotent une solitude morale et humaine patente.
Côté orthographe, on se demande souvent si les gens sont allés à l’école, ou s’ils ont écouté en classe ! Parfois cela s’apparente à la phonétique…
J’ai trouvé un blog où une nana note tout ce qu’elle mange… et seulement ça. Peut-être une façon de s’obliger à suivre son régime ? Je me souviens d’un toubib qui m’a dit qu’il fallait noter TOUT ce que l’on mange, quand on veut maigrir : c’est là qu’on s’aperçoit qu’on croit se nourrir équilibré, et qu’en fait on ingurgite n’importe quoi, et souvent beaucoup plus qu’on ne le pense.
L’heure tourne, la cocotte minute chuchote, la télé égrène les infos, toutes plus désolantes les unes que les autres… et l’heure du repas approche, puisque j’entends la voiture de mon homme qui se gare devant la maison : bon appétit à tous !
12:21 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
début de semaine
Lundi, jour de marché : je fais mon petit tour sur la place.
Le vent souffle en rafales, les gens sont penchés en avant, la tête basse. Les cheveux partent dans tous les sens, on croise les bras pour se donner l’illusion d’avoir moins froid.
« Je supporte pas ce vent ! Je crains ni la pluie, ni le froid . Je peux rester la journée à travailler mouillé, ça me fait rien. Mais le vent, ça me rend fou ! » « Faut changer de région, si vous craignez le vent… » « Si c’est pour aller dans la vallée du Rhône, autant rester ici… » « ???... » « Avé un temps pareil, on n'use pas le peigne, hé ? » « Eh bé c’’est toujours ça de gagné ! »
« Et c’est quoi, une verrine de canard, monsieur le charcutier ? » « C’est un pot en verre ! Terrine c’est en terre, verrine c’est en verre… » « Mais c’est un mot inventé, ça, c’est pas dans le dictionnaire !» « C’est peut-être pas dans le dictionnaire, mais dans l’estomac c’est tout aussi bon, ça je vous le garantis ! »
J’ai pris mon lobe de foie de canard que j’avais commandé, et lestée d’un mot supplémentaire dans mon vocabulaire, je suis vite rentrée me mettre à l’abri de ce satané vent, et vais m’atteler à la confection de mon foie gras pour me mettre dans l’esprit des fêtes…
10:05 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vent, vocabulaire
tu sais quoi ?
Elle You know what ? I love you, man...
Lui C’est normal !
Elle Ah oui ? Parce que t’es le plus beau, ou le meilleur au pieu ?
Lui J’le suis pas ?
Elle Ca c’est une question qu’elle est bonne...
Lui J’le suis pas ?
Elle Par rapport au peu d’hommes que j’ai eus, t’es dans la bonne moyenne, voire un peu au dessus peut-être. Non... en fait, je dis pas la vraie vérité.
Lui Sur le peu d’hommes, ou sur la moyenne, ou sur le "un peu au dessus" ?
Elle Sur les deux derniers.
Lui Donc, tu n’as eu "qu’un peu" d’hommes ?
Elle Joue pas au con, tu le sais très bien.
Lui Et à partir de combien, ça serait "beaucoup", ou en tout cas suffisant, pour que ça dépasse "un peu" ?
Elle Disons que ça serait... le double ! Mais tu sais, avant de te connaître, je crois que j’aurais répondu que j’en avais eu suffisamment.
Lui Ca doit être parce que tu sais que moi, j’en ai eu le double... Ca te rend jalouse ?
Elle Jalouse du nombre ? Non. Mais j’aurais aimé te connaître à cette époque-là.
Lui Pourquoi ? Tu crois que j’étais différent ? Mieux que maintenant ?
Elle Non, je ne pense pas. Mais on aurait pu vivre les mêmes choses au même moment...
Lui Et alors ? Ca ne nous ferait quand même pas le même âge ! Mais c’est vrai, t’as un peu raison... vu le nombre de femmes que j’ai eu, que puis-je faire d’autre que de te souhaiter à toi aussi le double de ce que tu as eu ! C’est la moindre des choses, très chère !
Elle Ce que j’aurais aimé, c’est d’avoir été plus jeune, sans enfants, et que nous ayons vécu ensemble, en même temps, ces aventures que nous vivons maintenant.
Lui Les enfants te gênent tant que ça ?
Elle Je te reconnais bien là ! Tu sais très bien de quoi je cause, idiot !
Lui De toutes façons, quoique tu fasses, j’en aurai toujours le double d’avance, puisque ce que tu vivras désormais, je le vivrai aussi ! Tu ne pourras me rattraper qu’après m’avoir quitté !
Elle J’aurais aimé que nous ayons eu ensemble ces enfants que nous avons eus avec d’autres.
Lui Et bien moi... non... je ne regrette rien...
Elle La baffe !...
LUI La baffe ? Quelle baffe ? Parce que ce serait t’aimer plus, que de vouloir un enfant de toi ? L’enfant serait-il la preuve suprême de l’amour ?
Elle Arrête de déconner ! Si on avait eu des enfants ensemble, ça voudrait dire qu’on aurait été jeunes ensemble. Mais maintenant, le temps, je l’ai encore moi, mais toi, ta jeunesse est derrière toi. C’est celle-là que j’aurais aimé partager. J’aime aujourd’hui que tu partages mes aventures, mais j’aimerais que des aventures t’arrivent pour pouvoir les partager !
Lui Tu sais, c’est drôle ! A l’époque où j’ai vécu ces aventures, leur nombre me semblait dérisoire. Aujourd’hui encore, j’ai le sentiment d’avoir manqué, d’avoir raté tellement d’occasions ! C’est bizarre comme je suis en même temps, tellement comblé de toi comme aucune ne m’a jamais comblé, et tellement en manque qu’il y en ait si peu comme toi !
Elle Que répondre ? Dis-moi encore comment je suis...
Lui Tu es celle qu’il faut avoir rencontré pour que la valise au moment de partir de l’autre côté soit suffisamment pleine pour un très long voyage ! Tu es le livre que je relirais jusqu'à ma mort sur une île déserte !
Elle C’est drôle, quand tu me parles de moi comme ça, ça me donne une envie folle de toi, et en même temps, une envie folle d’audaces, de folies, une envie d’autres hommes... et toutes ces choses qui étaient en moi, à l’état de fantasmes, deviennent tout à coup des envies à réaliser en ta compagnie.
Lui Qui se ressemble s’assemble ! ou... qui s’assemble finit par se ressembler ?
Elle Dis donc, toi, t’aurais pas une petite faim... toi aussi ?
08:25 Publié dans TEXTES DE THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : textes, théâtre, écriture
25 novembre 2007
0 + 0 = la tête à Toto
Courbatus, combattus, vermoulus, épuisés, les poches vides, la tête qui tourne d’avoir vu passer tant de monde.
Des félicitations en veux-tu en voilà, des compliments à tout va, des exclamations, des arrêts admiratifs, mais pas un seul acheteur, je dis bien pas un seul !
On a fait 100 bornes à deux voitures, donc 200 bornes, payé 30€ l’emplacement, acheté 2 sandwichs et deux cocas, et on a pas gagné un rond…
Ca fait cher payé pour travailler,, moi je vous le dis !
C’est la première fois qu’on faisait le marché de noël du Triadou, mais je crois bien que c’est la dernière.
En fait, les gens viennent pour déambuler, faire une sortie dominicale, mais ils ont des oursins au fond des poches : même les stands avec des objets à 10€ n’ont presque rien vendu, c’est dire !
On aura pas besoin de berceuse ce soir, je vous l’dis… un p’tit massage, tiens, ça serait pas de refus…
19:29 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
23 novembre 2007
soleil
A trop le regarder mes yeux ont pleuré
A trop me détourner mes omoplates ont bruni
A trop lui tourner autour mon corps s’est caramélisé
A trop l’affronter il m’a donné des taches de rousseur
A trop en profiter il s’est raréfié, levé tard couché tôt
A trop le décrier il s’est radouci, descendu sur l’horizon
A trop lui courir après il s'est fait prier, caché sous un rideau de pluie
A trop le vénérer il est devenu capricieux, n'apparaissant qu'un jour sur deux
16:30 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : soleil, écriture, poème
22 novembre 2007
tags et grafs
23:20 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : tags, grafs, peintures murales
j'aime pas la pluie
J’en ai marre de l’humidité ! J’ai l’impression de me gonfler d’eau, d’avoir les articulations qui rouillent, les os qui protestent, le reste à l’avenant…
J’en ai marre de la grisaille, de l’eau qui dégouline le long des fenêtres, du flip flop des gouttes dans les flaques, du gling gling de la pluie sur la fenêtre de toit, de la fuite d’eau dans la remise, de l’alerte orange qui s’annonce, et tutti quanti…
J’en ai marre aussi de la nuit qui tombe à cinq heures et demie, des longues soirées dedans, du linge qui ne sèche pas et du chauffage qui dessèche tout !
Je suis une fille du soleil, moi ! Je suis née en Afrique, j’aime la chaleur, le sec.
J’ai quitté Strasbourg et son humidité permanente l’hiver pour le Sud et son climat tant vanté : je veux du soleiiiiil !!!!!!!
Bon, je vous accorde un peu de pluie, pour la nappe phréatique et les agriculteurs et les viticulteurs : mais qu’il pleuve la nuit, nom d’une pipe !
Et que le soleil nous invite à nous lever chaque matin, comme il se doit : je demande pas la lune, quand même, non ?
19:22 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


