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06 janvier 2008
ça passe ou ça casse
Las de rester confinés depuis plus de quatre jours contre notre plein gré, on décide hier soir que, quoiqu’il advienne, on bravera les éléments le lendemain, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il grêle ou qu’il neige.
Ce qui fut dit sera fait !
Forts de cette décision, et bien décidés à ne pas se dédire, on part ce matin achever nos microbes par inhalation massive d’air marin.
La route bordée de champs parfois à moitiés inondés nous amène à la Tamarissière, à l’embouchure de l’hérault.
On est très curieux de voir les effets de la tempête sur les bords de mer. Eh bé on est pas déçus ! Une quantité impressionnante d’ordures s’étale sur les digues de cailloux. En vrac, ça va du vieux cabas à l’inhalateur pour asthmatique en passant par le reboucheur intérieur, l’antigel pour bagnole et les étagères en bois en miettes. Largement de quoi faire un inventaire à la Prévert !
C’est toujours surprenant de découvrir ce que les gens sont capables de jeter à l’eau…
Le fameux air marin consciencieusement inhalé nous provoque un creux soudain qui porte nos pas vers la boulangerie du coin où les petits royaumes individuels nous font de grands clins d’yeux. On peut décemment pas les laisser là ! A déguster dans ce petit bistro déserté par les fumeurs, qui se les caillent sur la terrasse en plein vent… juste retour des choses…
En parlant de retour, je dois avouer qu’on a pas pu s’empêcher de s’arrêter à Bouzigues pour photographier les parcs à huîtres… et en manger quelques unes par la même occasion. Tout ceci dans un but thérapeutique of course, afin de vérifier que l’iode est bien un anti microbe puissant !
18:10 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : iode, après tempête, mer, huîtres
05 janvier 2008
On les surveille...
Fort de son statut de maître du barreau, voilà-t’y pas qu’il veut varier un peu les plaisirs, et jouer au maître d’école !
Et vas-y que je te distribue des notes aux ministres. Mais quels sont donc les items de notation ?
Le nombre d’expulsions ?
Le nombre de conducteurs verbalisés pour un dépassement de 2, 5 ou 7 km/heure ?
Le nombre de tests ADN imposés ?
Le nombre de fonctionnaires en moins ?
Le nombre de chômeurs virés car ayant refusé deux propositions de travail ?
Le nombre de tribunaux fermés ?
Le nombre de fumeurs verbalisés dans les bistrots ou les boîtes de nuit ?
Il serait bon d’arrêter d’infantiliser à ce point les membres d’un gouvernement qui, s’ils en avaient, feraient bien de tous démissionner en bloc pour montrer qu’eux, peut-être, ont un peu de bon sens. Car à force de faire des conneries, ce président-là n’arrivera à rien d’autre qu’à se faire conspuer par ceux-là même qui l’ont élu. Les autres le font déjà.
Et là, il l’aura, sa vraie majorité. Mais contre lui.
19:25 Publié dans COUP DE GUEULE | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : infantilisation, gouvernement, politique
Achille
Lui C’est quoi ton tendon d’Achille à toi ? Ah oui, c’est vrai, que je suis bête ! C’est le coeur bien sûr ! T’as le tendon d’Achille dans le cœur toi, hein ?
Elle J’te vois venir toi ! Pourquoi tu le dis pas tout de suite que j’lai dans le cul mon tendon d’Achille !
Lui Je te trouve un peu tendue ce soir ! Qu’est-ce que tu as ?
Elle C’est Achille qui m’travaille !
Lui Achille ? Qui c’est celui-là ? Tu m’en as jamais parlé !
Elle J’te parle du tendon d’Achille, eh connard !
Lui Le tendon d’Achille... Ah oui, excuse-moi !
Elle En tous cas, ton tendon d’Achille à toi, il est pas difficile à trouver ! Plus jaloux que toi, tu meurs !...
10:20 Publié dans TEXTES DE THEATRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : texte de théâtre
texte de TINIAk sur les mots : père noël, patins, piles, pouf, patraque, profil, perdu
C'est la nuit. C'est l'hiver.
Achevant son service à l'entrée du grand magasin, Michel-Le-Père-Noël enfile ses patins.
"Tes rollers!" piaffent ses gosses quand il les quitte au matin.
Les écouteurs de son baladeur ne dispensent plus rien.
"Putain! Putain! Putain! s'exclame Le Père Michel, je l'savais, ça! Je l'savais pourtant bien... 'chié!"
Pour la musique : tintin!
Les piles sont usées, le magasin fermé, les employés pressés de rentrer vers leurs dindes, leurs magrets, leurs boudins, leurs maisonnées.
C'est comme un coup de matraque!
Michel se sent tout patraque.
Il n'en a pas des masses des plaisirs dans la vie. Et pour se coltiner la corvée du retour, il aime se balancer sur les chansons d'amour qu'il a enregistrées chez Fred, pas loin d'ici.
Mais là, c'est trop galère!
Rentrer sans ses crooners, ses mélos, ses dandies...
"... ça fait chier, nom de nom! C'est pas d'bol! C'est trop con, tiens."
Le Père Michel saute un trottoir.
Quelque chose de bizarre aiguise son regard : "C'est pas mon boulevard! Putain, j'me suis perdu! Ah, ça! Elle va s'marrer encore ma Lulu quand j'vais lui dire pourquoi qu'j'arrive si tard. T'fasson, peuvent pas commencer sans moi : le Père Noël, c'est moi... chaque fois."
Vlan!
Dans cet instant d'inattention à son environnement urbain, Michel se prend un poteau en pleine poire.
"Putain d'putain d'putain!"
Il s'est bien amoché le profil.
"Mais, bon! Y aura toujours la barbe pour pas que ça se voye de trop."
Arrivé chez lui, passé le temps des remontrances, vint le moment des réjouissances, généreusement chiches, copieusement frugales, tout son monde est au poil.
Les gamins font les cons gentiment.
Lulu s'est assise sur ses genoux et lui fait des bises dans le cou.
Fred va rester ("bah, évidemment!"). Tout à l'heure, avec sa guitare, il chantera des chansons-à-boire et on se tapera les flancs.
Il a bien fait son Père Noël, le gars Michel. Les enfants sont contents ; petits et grands.
Maintenant, assis sur son pouf marocain... non, rien de rien.
Non, il ne regrette rien.
[C'est cadeau - niak niak!]
10:15 Publié dans ATELIER ECRITURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : http://pavupapri.hautetfort.com/
04 janvier 2008
les différentes facettes de la blagueuse
18:30 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mes photos
03 janvier 2008
Petite forme
Depuis mardi après-midi, on a pas mis le nez dehors, "dévariés" par un état grippal qui nous laisse dans un état proche de l’Oahio... on a le moral à zéro !
Monter au deuxième pour aller jusqu’à la chambre à coucher s’apparente à une corvée titanesque, descendre faire la corvée de bois idem. A tel point qu’on a laissé le feu s’éteindre dans la cheminée. Descendre 22 marches, faire les 20 mètres jusqu’à la remise à bois, et autant pour le retour nous a semblé insurmontable.
Alors on a monté le thermostat du chauffage central pour avoir bon chaud. On se retrouve dans notre grande maison comme dans un bateau pris dans la tempête, assistant impuissants au déchaînement des éléments, devant la baie vitrée qui donne sur la pinède secouée violemment sous un déluge intermittent. Mon homme est furax de ne pas être allé jusqu’à Palavas pour immortaliser la tempête, lui qui est passionné de photo.
Heureusement, on est au 21è siècle, internet et la télé nous permettent de garder un lien avec l’extérieur. On a surfé à tour de rôle sur les blogs amis (ou pas) dans nos moments de petite forme, et alternativement squatté le canapé.
Il paraît que tout arrive à qui sait attendre : alors on attend patiemment que la forme revienne, ça arrivera bien un jour, hein ?
De toute façon, il paraît que la grippe guérit en 7 jours sans le toubib et en une semaine avec le toubib.
Pour nous, ça devrait donc durer 7 jours…
23:25 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Puisque personne ne se lance !
Ok, j'ai compris... vous voulez d'abord voir ce que je ponds avant de vous lancer ! C'est ça ? Il fallait le dire...
Donc, puisque personne n'a répondu à ma proposition d'écriture, voici ma prose, sur la note du 29/12 "à vos plumes" (Père noël, piles, pouf, patins, patraque, profil, perdu)
Depuis que le père noël n’est pas passé, puisque nous avions décidé de ne pas lui faire honneur cette année, tout va de travers. Mon homme est patraque, les piles ne fonctionnent plus… Même le soleil fait profil bas, remplacé par les nuages, le vent et la pluie. Je vous pose la question, la seule, la vraie : comment dans ces conditions utiliser les vieux patins à glace qui traînent dans la cave ? Je reste là, affalée sur ce pouf orange, perdue, attendant la réponse…
19:45 Publié dans ATELIER ECRITURE | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : atelier écriture
les bonheurs du mariage
C’est l’histoire d’une nana qui emmène son mec au resto dans une petite ville en bord de mer.
En attendant la commande, ils lisent tranquillement le journal, au soleil, en terrasse.
Quand le plat principal arrive, elle tend la main vers lui, à travers la table, et lui susurre tendrement, l'oeil brillant : bon anniversaire, mon cœur…
T’as les ongles noirs, lui répond-il en lui embrassant le bout des doigts.
C’était leur septième anniversaire de mariage : bonjour le romantisme !
14:10 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
01 janvier 2008
Quel cirque !
19:05 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mourèze, cirque, pied
Et vive 2008 !
Je vous la souhaite tendre et merveilleuse
Douce tout du long, chaude et ensoleillée
Sans anicroches ni pentes savonneuses
En compagnie d’amis donc pleine de gaité
Riche de tout plein de surprises heureuses
A faire regretter qu’elle puisse se terminer
Alors ainsi qu’une mandarine pulpeuse
Prenez tout votre temps pour la bien déguster
Vous avez bien sûr compris chose curieuse
Que j’étais en train de vous souhaiter BONNE ANNEE !
15:35 Publié dans DE TOUT, DE RIEN | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voeux




